Digue de Collignon

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Description

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La digue de l’Est, dite de Collignon Ordonnée en même temps que la digue de l’Ouest (Querqueville), la digue de l’Est a fait l’objet d’un marché le 12 décembre 1889 passé avec A. Collignon, entrepreneur de travaux publics à Paris. Dès 1890, demande est faite d’autoriser l’installation d’une voie ferrée dans le parc d’enfouissement des bois de la Marine aux Flamands «pour le dépôt des sables destinés à l’exécution des maçonnerie de la digue» . Cette ligne de chemin de fer achemine les enrochements extraits des carrières «de l’entreprise» (du Becquet) jusque sur le chantier de la digue (voir plan et photo). Le tracé de cette voie de chemin de fer est encore visible aujourd’hui. Trois ans plus tard, A. Collignon construit un canal de vingtcinq mètres dans la mare de Tourlaville, pour effectuer ses approvisionnements en sable. Cet impressionnant projet de fermeture de la rade est mené, pour la partie tourlavillaise par M. Frossard ingénieur en chef, et un certain Paul Minard «ingénieur ordinaire» dont nous avons brossé le portrait le mois dernier. Le tracé de la digue est dirigé suivant l’alignement droit défini par les balises «La Vieille» et «du Pont de l’Ile» sur une longueur de huit cent mètres à partir de la pointe des Grèves. Il s’infléchit vers l’Ouest suivant un arc de cercle de quatre cent mètres de rayon et de trois cent soixante-dix mètres de développement, puis aboutit en droite ligne à la porte d’entrée du fort de l’île Pelée. La longueur de la digue de la pointe des Grèves jusqu’à l’île est d’environ mille huit cent quarante-sept mètres, y compris la largeur de la passe de cinquante mètres. Elle repose sur un massif d’enrochements large de huit mètres, en pierres de toutes grosseurs. À trois mètres de hauteur, les enrochements sont surmontés d’une muraille en maçonnerie de moellons de trois mètres cinquante d’épaisseur sur cinq de large. Les deux branches de la digue attenantes, l’une à la pointe des Grèves, l’autre au fort de l’île Pelée, sont terminées par des musoirs formés par des massifs en maçonnerie. Ils sont couronnés par un parapet en granit de un mètre de hauteur et de un mètre cinquante d’épaisseur. Ils s’appuient sur une plate-forme d’enrochements d’une largeur de vingt mètres et sont protégés par un revêtement en blocs naturels. Les travaux ont été achevés en 1895 et ont coûté plus de deux millions de francs de l’époque. Cette digue est aussi le trait d’union avec le fort de l’île Pelée.

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